La tempête de l’année vient tout juste de se terminer. Il a fallu être patients pour la voir se pointer puisque l’hiver tire à sa fin ; dans 5 jours, le printemps fera officiellement son entrée! Ce n’était pas qu’une simple rafale, c’est jusqu’à 60 cm de neige qui sont tombés par endroit battant ainsi la tempête du siècle de mars 1971. Dans les Laurentides, la région de Saint-Sauveur a reçu près de 35 cm au plaisir des amateurs de glisse.

Il n’était pas question de manquer une telle opportunité. J’ai donc annulé mes plans pour l’avant-midi afin de profiter des « first track ». J’ai quitté l’île de Laval vers 7h30 et je suis arrivé au pied de la pente à 8h30. Le trajet s’est très bien déroulé malgré toute cette neige qui était tombée.

Vers 8h45, j’embarquais dans la chaise « Atomic Express ». Personne ou presque n’avait encore foulé cette poudreuse. Malgré la vitesse de la remontée mécanique, j’étais impatient d’arriver au sommet pour profiter des ces conditions exceptionnelles. Je me suis immédiatement dirigé vers la côte 68. Le secret de Saint-Sauveur pour les « first tracks » : se diriger vers la chaise au dessus de la piste « La Flèche » et emprunter les pistes dans les environs. C’était magique. Le silence et le calme durant ces premières descentes sur cette poudreuse étaient sensationnels.

Fidèle à mes habitudes, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller jouer dans le bois avec toute cette « Pow ». Les conditions étaient belles malgré une base glacée. Il fallait également être très prudents puisque la fonte des dernières semaines a exposé plusieurs obstacles naturels qui ont été recouvert par la tempête des dernières heures. Je me suis surpris à pratiquer bien malgré moi un « front flip » après que le devant de ma planche se soit coincé dans une racine.

Des amis étaient venus profiter de la poudreuse et ils en ont eu pour leur argent!

Avec cette tempête, beaucoup d’écoles avaient fermé leurs portes. Au grand plaisir des enfants et jeunes adolescents, certains parents ont eu la brillante idée de les amener profiter de la montagne.

Les sourires de ces jeunes skieurs en disait long sur le plaisir qu’ils avaient à se trouver sur les pentes plutôt que sur les bancs d’école!

Pendant que les plus jeunes descendaient devant, papa qui n’était pas trop loin, peaufinait sa technique.

L’élève désirant surpasser le maître tentait de déceler les secrets de cette même technique.

Puis vers 14h30, il était temps de quitter la montagne pour se reposer les cuisses fortement sollicitées durant la journée. Cette journée était tout simplement mémorable!