Entrevue avec la coprésidente du Groupe Germain Hôtels

À l’instar de nombreux dirigeants, ses journées ressemblent à un long marathon qui se termine tard le soir. Durant ses loisirs, Christiane Germain aime se retrouver au sommet d’une montagne. Ces moments lui procurent un véritable sentiment de bien-être et de bonheur qui est maintenant partagé avec sa petite-fille Margot, âgée de trois ans.

Lors de ses premières descentes, l’hiver dernier, l’enfant au regard rieur a démontré son enthousiasme. Le froid glacial n’a jamais diminué son ardeur. « Aujourd’hui, si nous passons près d’une montagne, elle me demande : quand va-t-on faire du ski ? », raconte la femme d’affaires reconnue pour sa vision, son dynamisme et son innovation.

Ses débuts

Plus jeune, vers l’âge de 8 ans, Christiane Germain apprend à skier au Mont Mayrand, situé à Sainte-Foy. « C’était une petite montagne pourvue d’un seul T-Bar. Le ski servait de prétexte pour jouer dehors. »

Propriétaire à l’époque d’une tabagie, son père Victor lancera par la suite des restaurants réputés. « Mes parents travaillaient fort durant la semaine. L’hiver, on aimait se retrouver en famille pour faire du ski », ajoute-t-elle.

Durant les années 1980, les Germain louent un chalet tout près de l’ancien Manoir Saint-Castin, au Lac Beauport. Les voisins sont nuls autres que les frères Laroche, devenus célèbres aujourd’hui pour leurs exploits acrobatiques. « Même si j’aimais aller dans les sous-bois, je n’étais vraiment pas une casse-cou. Les frères Laroche, eux étaient beaucoup plus intrépides que moi. »

Plus tard, la famille Germain réalise son rêve de devenir propriétaire d’un chalet au Mont Sainte-Anne. Durant des journées entières et parfois des soirées, ils dévalent les pentes. « Je n’en garde que de bons souvenirs. »

Planche à neige

Après ses études à Toronto et une pause de quelques années, Christiane Germain revient au Mont Saint-Anne en compagnie de sa fille Marie-Pier. Toutefois, la fillette, à l’époque, n’aime pas vraiment le ski. Bien des parents au Québec vivent la même expérience. Pas question toutefois de mettre l’équipement au rancart. « Il faut trouver des trucs pour les inciter à profiter de l’hiver », suggère Mme Germain.

En observant sa fille, elle aperçoit une lueur dans son regard à la vue d’une planche à neige. Marie-Pier communiquera sa passion à sa mère. La femme d’affaires apprendra les rudiments de cette discipline et pratiquera même la planche à neige avec d’autres adultes.

Un beau souvenir

De calibre intermédiaire avancé, Mme Germain a déjà skié au Lac Louise. Un souvenir mémorable. « C’était à l’occasion de l’ouverture d’un hôtel, Le Germain à Calgary, en Alberta. Dans l’Ouest, la neige est très différente. La vue des montagnes rocheuses est tout simplement spectaculaire. »

Le temps alloué pour l’entrevue est presque terminé. On revient sur ces précieux instants captés sur pellicule avec sa petite Margot. Elle conçoit que le ski alpin engendre des coûts onéreux pour une famille. « Cela en vaut tellement la peine. C’est un investissement et surtout un beau cadeau si on est capable d’en profiter avec nos enfants. »

 

Je ne pars jamais sans… « Une bonne paire de mitaines ou de bas chauds. »

Une journée de ski se termine souvent par…« une fondue ou une raclette au chalet avec la famille. »

Sa suggestion pour l’après-ski : « Mon coup de cœur : le restaurant Les Labours, situé dans l’Hôtel Le Germain à Charlevoix. »

 

Photo : Christiane Germain et sa petite-fille Margot ont du plaisir à skier ensemble. Crédit : courtoisie famille.

Entrevue tirée du SkiPresse de janvier 2016.

 

Pour en apprendre davantage sur Christiane Germain, lisez le compte-rendu du Journal de Montréal suite à son passage à Tout le monde en parle.