Âgée de 11 ans, Noémie Longchamps rêve de monter un jour sur la plus haute marche du podium lors d’une compétition internationale de ski alpin. Pour atteindre cet objectif et se mesurer aux meilleures athlètes de la discipline, la jeune skieuse participe à des camps de perfectionnement qui lui font voir du pays.

Noémie a suivi cet automne un programme d’entraînement au glacier d’Hintertuxer Gletscher dans les Alpes autrichiennes. Ce paradis blanc niché à 3 250 mètres d’altitude est le seul domaine skiable en Autriche accessible toute l’année.

Sportive dans l’âme, Noémie amorcera sa quatrième saison au Club de ski Mont Orford où elle évolue dans la catégorie U-12. La jeune fille au regard pétillant affiche au compteur 32 courses. Elle est déjà montée 20 fois sur le podium et s’est classée deux fois en première position.

« J’ai voulu faire de la compétition en ski, car quand j’étais plus jeune, j’aimais beaucoup dévaler les pentes à toute vitesse. À cinq ans, je descendais les pistes plus rapidement que mon père. Il m’a donc inscrite pour des essais au Club de ski Mont Orford où j’ai été acceptée », mentionne Noémie, en entrevue à Skipresse.

Noémie a commencé à pratiquer le ski alpin dès l’âge de 3 ans. Sa sœur Emma, 9 ans, a dévalé les pentes à partir de 2 ans. Elle aussi a intégré le Club de ski Mont Orford. Quant à leur grande sœur Andréanne, 13 ans, sans faire de compétition, elle est également une experte en ski alpin.

Cet été, Noémie et Emma ont participé à un camp d’entraînement à la station de sports d’hiver de renommée internationale, Whistler Blackcomb.

Les parents des trois demoiselles, Martin Longchamps et Sophie Renard, accordent beaucoup d’importance à l’activité physique. Martin pratique assidûment le vélo sur route et sa femme Sophie, le tennis.

Famille Longchamps

De gauche à droite : Sophie Renard, Noémie, Andréanne, Emma et Martin Longchamps.

« Le ski alpin est un sport dispendieux. Pour intégrer un club de compétition, il faut compter environ 1 700 $ par année en plus de la passe de saison de la montagne qui revient à près de 500 $ par enfant. Ensuite, on ajoute les camps optionnels », indique Martin Longchamps.

Les camps d’entraînement en Autriche sont organisés par l’entreprise montréalaise Skimaster. Ils sont sous la gouverne de Cedomir Tanackovic, directeur technique au Club de ski Owl’s Head. « Ce type de camp avec transport en avion inclus peut coûter entre 2 000 $ et 5 000 $ par enfant. Un camp d’entraînement offre la possibilité de skier entre 6 à 15 jours », précise M. Longchamps.

En Autriche, la journée d’entraînement de Noémie et des 12 autres jeunes skieurs qui y participaient était réglée au quart de tour. Lever à 6 h 30, course d’échauffement à 7 h, premier entraînement sur le glacier à 9 h, second entraînement à 12 h 30, étirements à 16 h suivis d’une analyse vidéo de la journée, travaux scolaires à 19 h et au dodo à 21 h 30.

« Depuis que j’ai commencé le ski de compétition, mon rêve en pratiquant ce sport est d’aller aux Olympiques dans l’épreuve du slalom géant. J’aime cette discipline, car on peut aller beaucoup plus vite qu’au slalom », glisse Noémie qui devrait décrocher encore quelques médailles cet hiver.

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