“42 MILLES DE CHOSES À DIRE…”

Félix Leclerc

Comme Félix Leclerc nous l’a si bien dit en chanson, l’Ile d’Orléans, c’est 42 milles de choses à dire. On pourrait certainement rajouter à voir et à vivre.

Pour plusieurs cyclistes de la région, et même de tout le Québec, le tour de l’ile est un incontournable. Bien qu’il réserve peu de surprises, ce court voyage à travers notre histoire s’avère toujours riche en images et en émotions.

C’est donc par un samedi nuageux et venteux de mai que nous décidons d’entreprendre cette mythique randonnée.

Le départ se fait du stationnement du Centre Communautaire de Ste-Pétronille. À 4 km de l’entrée de l’ile, ce stationnement est offert gratuitement aux visiteurs journaliers.

Avec un vent dominant d’est, nous faisons le tour en commençant par la rive sud. Dès les premiers coups de pédales, nous sommes au coeur de Ste-Pétronille. La vue de Québec que nous offre la pointe ouest de l’ile est absolument saisissante. Nous sommes au niveau du fleuve, et, de ce point, la ville prend vraiment des allures de forteresse.

Une montée de quelques kilomètres signifie le début de la rive sud. Une fois cette section terminée, on sait que la majorité des cotes sera derrière nous. L’arrivée au deuxième village commence par une longue descente, sorte de récompense qui nous fait oublier le fort vent de face. C’est réellement à St-Laurent que notre peloton prend son rythme. La route est en excellent état, l’accotement généreux et le comportement des automobilistes est, on ne peut plus respectueux.

Après une dizaine de kilomètres de paysages tous plus spectaculaires les unes que les autres, St-Jean nous accueille avec ses toits de maisons de toutes les couleurs d’un coté de la route et les prouesses des “kite-surfers” de l’autre. Impossible de passer à St-Jean sans s’arrêter à la Boulange pour un bon café. Cet endroit est d’ailleurs un “pit stop” très populaire pour bien des cyclistes.

Après, direction St-François. C’est toujours à cet endroit que l’on enregistre les plus forts vents de la région. Aujourd’hui, cette réputation ne se dément pas. Bien que, du haut des terres, la vue des iles, du fleuve et des montagnes de Charlevoix soit saisissante, les conversations et les commentaires se font rares, concentrés que nous sommes à tenter de vaincre ce “défi éolien”.

Le clocher de l’église de St-François prend des allures de victoire et donne de l’énergie au groupe, car c’est à cet endroit que nous abandonnerons la rive sud et son vent si tenace.

Ce sera donc vent de dos pour les derniers 30 km. Le pire est fait. Le paysage sur la rive nord de l’ile est totalement différent. Pour nous, qui sommes aussi skieurs, le Mont Sainte-Anne a une présence imposante, voire même rassurante.

Elle nous rappelle que nous avons quatre saisons et comment nous sommes chanceux d’en profiter comme nous le faisons. Comme nous roulons sur le dessus de l’ile, le fleuve est moins présent, le paysage étant plutôt dominé par la Côte de Beaupré et les Laurentides. La route est toujours en bon état, quoique les véhicules se font plus nombreux que sur la rive sud.

De Ste-Famille, en passant par St-Pierre, il faut être plus vigilant. À St-Pierre, on aperçoit le pont, les Chutes Montmorency. Un peu plus loin, droit devant nous, l’édifice Marie Guyart (Complexe G) qui trône à coté du parlement. Les trois derniers kilomètres se font en descendant, et tous semblent s’en réjouir.

On aura donc parcouru les “42 milles de choses à se dire”, en se promettant bien de revenir car jamais on pourra prétendre avoir tout dit de de cet endroit magnifique.

 

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