ENTRE RANGS ET MARÉES
“Compte-rendu de randonnée à l’ouest de la ville de Québec”

La région de la Capitale Nationale offre un éventail de randonnées vraiment intéressant. Que ce soit sur n’importe laquelle des deux rives, les cyclistes de tous les niveaux y trouveront des trajets qui les combleront qu’elles que soient leurs motivations.
Notre randonnée, d’un peu plus de deux heures, débute sur le Boulevard Chaudière, à l’ombre du tracel, dans le district de Cap-Rouge.

Direction ouest, direction Neuville. Nous entreprenons donc lentement la Promenade des Soeurs, une montée d’environ 1,5 km, en quartier résidentiel. Nous longeons le Club de Golf de Cap-Rouge sur JC-Cantin, pour aboutir sur St-Félix. Cette rue nous offre une vue des plus spectaculaires du St-Laurent. Nous roulons sur une falaise qui semble dominer le fleuve avec autorité et qui nous donne l’impression de s’étirer à perte de vue vers l’ouest.
À St-Augustin, on se retrouve sur le Chemin du Roy.

Le Chemin du Roy, c’est la quiétude, la tranquillité, parfois le fleuve à une dizaine de mètres, des arbres qui, de leurs branches, envoûtent la route, des ponts de bois et des champs de blé et de maïs à perte de vue. L’endroit est tellement bucolique, tellement “vélo” que les automobilistes s’excusent presque d’effectuer un dépassement.

Il faut vraiment se rendre jusqu’à l’extrémité ouest du chemin avant d’entreprendre la 138. De cet endroit, nous avons deux km à faire avant de tourner à droite sur la rue Des Érables à Neuville. Sur la 138, c’est définitivement les deux mains sur le guidon car l’accotement a beaucoup de difficultés à masquer les rides causés par son âge. Dès que l’on est sur la rue Des Érables, on se sent accueilli par un village fier, beau et chaleureux.

Neuville, c’est l’héritage de notre histoire bien préservé, la fierté de la Nouvelle-France, la fierté québécoise dans sa simplicité la plus charmante. Nous sommes si près de la ville, et pourtant, l’atmosphère paisible que nous offre ce beau village, nous fait sentir à des lieux de toute préoccupation urbaine.
Après quelques kilomètres, on traverse la 138 pour se retrouver sur le Chemin Vauquelin. Une section de 3 km, au niveau du fleuve, qui se termine par une montée assez costaude de 1 km. C’est au bout de cette montée que nous prenons notre pause.

Un dépanneur/poste d’essence très accueillant, nous offre une variété de cafés intéressante. Après notre incursion en Nouvelle-France, via Neuville, cet endroit fait plutôt contraste en nous donnant l’impression d’être sur la mythique Route 66 dans l’ouest américain.


Pour le retour, nous refaisons le chemin contraire, sauf que, au lieu de reprendre le Chemin du Roy, nous continuons un km de plus sur la 138 pour emprunter le Chemin Gravel, à notre gauche. Un faux-plat de 1,5 km, qui, un coup monté, nous offre une vue unique de Québec et de sa banlieue jusqu’aussi loin que le Cap Tourmente, à 80 km.
Le Chemin Gravel devient le 3ième Rang, et ce dernier, en traversant la Route Fossambault, devient, à son tour, le Rang St-Ange. C’est d’ailleurs sur cette section que l’on croise toujours le plus de cyclistes. Ce rang est très plaisant à rouler de par son trajet et le paysage qui le caractérise.
Revenus sur le Boulevard Hamel, il ne nous reste que quelques kilomètres avant de rejoindre le Boulevard Chaudière, notre point de départ d’une randonnée, qui nous a fait côtoyer le fleuve et sa campagne riveraine. Un belle tranche de vie cycliste entre rangs et marées.

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