Début du mois de décembre, j’ai le plaisir et le privilège d’aller représenter Voyages Gendron dans la magnifique région de Vail au Colorado afin d’y visiter les hôtels pour l’agence et surtout faire du ski.

Je quitte Montréal avec l’esprit fébrile à l’idée de commencer ma saison aussi tôt, étant donné que la majorité des stations du Québec ne sont même pas encore en opération. J’en suis à mon premier voyage de ski dans ce coin de l’Ouest Américain. Cette magnifique opportunité m’amènera à séjourner aux stations de Brekenridge, Vail et de Beaver Creek respectivement. Un des aspect alléchant pour les voyageurs en provenance de Montréal-Trudeau c’est qu’il y a des vols directs quotidiens vers Denver. Donc, facile d’accès et surtout moins de risque de perte de bagages en cours.

À destination, tout est réglé au quart de tour. Je me dirige au comptoir de Colorado Mountain Express, transporteur qui dessert la région de Vail et qui s’occupera de mon transport inter-montagnes durant mon séjour. Cette entreprise possède une excellente expertise en la matière, avec des employés courtois et expérimentés. Ceux-ci font en moyenne 400 000 transports vers les centres de ski chaque année. Je suis entre bonnes mains. Le transport prendra environ 2 heures, jusqu’à destination.

Breckenridge, je suis logé au « Double Tree by Hilton ». Cet établissement est situé près de la Quicksilver Super Chair. Je n’ai qu’à traverser la rue afin de me rendre sur les pistes. De plus, l’hôtel comporte un valet-ski, donc pas besoin de trimbaler mon équipement dans ma chambre. En soirée je découvre un petit bijou de resto-pub. Le Ollies Pub & Grub, situé sur la Main Street. J’y consomme un copieux repas pour moins de 20 dollars.

Dès le lendemain je profite d’un moment de répit de 2 heures entre les visites des hôtels, afin de me dégourdir les jambes sur les pistes de Breck. Mon mental y est mais mes jambes ont besoin de se refaire les réflexes. Même s’il n’y a pas tombé une grosse quantité de neige en ce début de saison, les conditions y sont excellentes grâce au travail exemplaire des employés d’entretient de la montagne. Ma saison est donc lancée. En soirée, petite dégustation de bourbon et vodka de la Breckenridge Distillery. Un seul mot…Ouf !!!

Cette première nuit fut difficile à cause de l’altitude. En fait, l’hôtel est situé à environ 8500 pieds et l’oxygène se fait rare. On m’avait préparé mais je ne pensais pas avoir de la misère à dormir comme cela. Il faut beaucoup s’hydrater et, chose que je ne savais pas, utiliser en cas de besoin l’humidificateur de la chambre afin d’aider à l’environnement sec. Au matin après quelques visites, journée exceptionnelle en montagne avec mes nouveaux amis participants à la même conférence que moi. Des gens de partout dans le monde, amicaux, partageant la même passion. Notre guide Roger nous fait découvrir le versant Peak 10. Puis après cette journée bien remplie, notre transport d’environ 40 minutes nous mène en direction de Vail.

Mon prochain séjour de 3 nuits m’amène à l’hôtel, The Sebastian. Hôtel hyper luxueux au centre du village de Vail, tout près de la rue Meadow Drive. Cette rue traverse d’ouest en est, et est desservie par un autobus gratuit pour tous ses visiteurs. Fait surprenant, chaque arrêt d’autobus comporte un panneau digital qui indique dans combien de minute les 2 prochains bus passeront. Pas de soucis si on veut se rendre dans un bout ou l’autre du village. Mes visites m’amèneront dans des hôtels modernes, tous plus beaux que les autres et même un Town House à 18500$ la nuit. 5 étages vous direz mais peut être pas dans mon standard de prix.

Après une bonne nuit de sommeil, j’ai rendez-vous avec mes amis Européens à la Gondole Eagle Bahn, dans la section Lion’s Head du village. 7 minutes en autobus et j’y suis. Tout le monde à bord s’en vont skier avec leurs équipements. Nous avons encore un guide ce matin, mais les choses vont au ralenti étant donné la présence de débutants dans notre groupe. Après quelques descentes pour nous réchauffer, Nicklus, Lukas, les 2 norvégiens et moi sommes en quête de sensations beaucoup plus fortes. Mais en signe de solidarité, nous restons ensemble, en prenant les pentes avec des niveaux de difficulté propres à tous. De toute façon, le domaine skiable n’est pas encore propice au hors-piste. Il fait un soleil radieux et on peu y observer toute la vallée de la région de Vail. Je me pince ayant de la difficulté à croire que je suis ici.

Le lendemain, c’est autre chose car il a neigé, près de 8 cm. Nous quittons le groupe et notre guide nous amènera du côté du « Back Bowl » dans la piste Milt’s Face. Du sommet, on peut admirer le gigantisme de cette montagne. Je peux y apercevoir, dans le fond de la vallée, la nouvelle chaise Sun Up Express. Celle-ci me semble énormément loin et j’ai de la misère à voir les skieurs. On en aura pour notre argent. Notre guide, connaissant tout les petits recoins, nous amène par une traverse un peu technique, vers une piste de sous bois, où nous aurons à négocier notre descente à travers des sapins. Tout en amorçant mes virages, j’imagine cette ligne avec 2 pieds de poudreuse, fraîchement tombée. Comme elle est méconnue des skieurs, nous la referons à quelques reprises durant la journée.

Ce soir, notre représentante des ventes de l’Europe a organisé une dégustation de whisky et de vodka au 10th MountainWhisky Tasting Room. J’y suis invité. Faut croire que le groupe m’aime bien puisqu’ils m‘ont maintenant adopté parmi eux. Je veux à mon tour leur faire découvrir une tradition Canadienne, soit les « Ski Shots » mais je n’en trouve nul part. Pas de chance !!! Après s’être bien amusé et fait des rencontres incroyables, notre groupe se dirige pour une bonne pizza. Que de rires nous avons eu, surtout après quelques verres. Par contre, j’apprend le lendemain que lorsque nous nous sommes séparés afin de regagner nos hôtels respectifs, un petit groupe est arrivé face à face avec un cougar de 200 livres qui tentait d’attraper un renard. La ville est sombre le soir, donc il faut toujours rester sur ses gardes. Demain c’est notre dernière destination Beaver Creek.

De bonne heure, mon transport est sur place et, en moins de 25 minutes, je pouvais faire mon entrée à mon prochain hébergement, le Park Hyatt. À ma grande surprise, je suis directement sur la montagne : Ski in/Ski out. Quelle vue magnifique sur ce qui sera mon domaine skiable pour les 2 prochain jours. Il ne nous a pas pris grand temps afin d’enfiler notre équipement et se retrouver au bas de la chaise pour une autre journée de glisse.

Le village est magnifique. On dirait un gros Tremblant mais en 10 fois plus chic. La première chose qui me rend stupéfait, c’est que tous les accès du village sont chauffants. Donc pas de neige sur les trottoirs. Il y même des escaliers roulants extérieurs pour vous rendre aux autres niveaux des terrasses et boutiques. Définitivement pas le Québec. Aussi contrairement aux autres stations que j ai skiées cette semaine, toutes les pistes du sommet vous ramènent à la même base, donc impossible de se perdre. Notre première descente nous amène à la « Birds of Prey », piste mythique où a lieu la coupe du monde de Super G et Slalom. Malheureusement, elle fut annulée cette année étant donné l’arrivée tardive de la neige.

Le paysage y est féerique avec la neige qui s’accroche aux arbres. Mais il faut rester concentré car il reste encore 2 plein jours de ski. De descentes en descentes, les conditions ne se détériorent pas et je peux tester mes nouveaux skis à fond. Aujourd’hui, je peux dire que la forme de l’an passé est revenue complètement. Même mes nouveaux amis ont peine à me suivre tellement mon carving est impeccable. En fin d’après-midi, ceux-ci sont crevés et se dirigent vers le spa de leurs hôtels. Moi, j’opte pour une dernière et je me la tape de haut en bas sans arrêts. Ça me prend presque 8 minutes…ouf, les jambons sont en compote. Beaver Creek offre un cachet très spécial. Chaque après-midi vers 15h00, on y offre des biscuits aux brisures de chocolat, frais du jour, et livré par les chefs. Le soir venu, on doit faire quelques visites d’hôtels mais par la suite, on nous a réservé une petite surprise. On nous amène à mi montagne dans un gigantesque traîneau de 40 personnes, tiré par un BR. Le restaurant Allie’s Cabin nous attend pour une réception du soir. Wow !!! Une énorme maison en bois rond pouvant accueillir 100 personnes. Après un succulent repas, il est temps de redescendre et il neige à plein temps. Ça promet pour demain matin. Nick et moi profitons d’un moment de vulnérabilité des autres pour les attaquer avec des balles de neige. La réplique vient assez vite merci. Pour bien terminer la soirée, on se dirige au Coyote Café où la bière est bonne abordable, mais de toute façon, on s’en fou, on a du plaisir !!!

Dernière journée dans l’État de la rué vers l’or. Ici presque tout a une signification faisant allusions aux pionniers de l’ouest américains. En ouvrant les rideaux : POW !!!…comme dans Powder. Près de 40 cm de nouvelle neige se trouvent sur le sol. Mes jambes fourmillent et mes amis sont prêts. Dans notre remontée, on peut apercevoir les patrouilleurs qui sont à l’œuvre afin d’ouvrir d’autres pistes. Je demande à un, quand prévoient-ils ouvrir. Il me répond dans 20-30 min. Youppi !!!. Nous allons enfin avoir notre journée de poudre, dans une piste vierge. On se fait une moitié de piste afin de revenir en haut et être prêt lors de la tombée des cordes. Quand le patrouilleur nous donne le OK, tout les skieurs et planchistes se « garochent » afin d’être les premiers à faire les virages. Plusieurs tombent en essayant de se précipiter mais personne ne les aide. Il y a un vieux dicton en montagne : « No friends on Powder Day » qui se résume en : Pas d’amis un jour de poudreuse. Quelle sensation merveilleuse, de flotter avec mes skis, sous les cris jaloux des skieurs encore dans la remontée qui s’aperçoivent de l’ouverture de cette piste. On la refait plusieurs fois, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un pouce de tracé. Ceci est ma meilleure journée à vie en station. Juste du plaisir blanc.

                  Résumé en vidéo de notre journée de “POWDER”

Toute chose à une fin et ce soir, notre souper d’adieu se tient au Ritz Carlton. Nous avons une salle privée avec un DJ où tout le monde peut s’éclater et échanger avant le départ. Dans notre groupe, certain quittent au milieu de la soirée car ils prennent la direction d’Aspen, pour une autre semaine de familiarisation. Certains ne veulent pas partir, dont mon bon ami Luka de la Croatie. Nous avions convenu que lui, Nicklus et moi fumerions un cigare ensemble lors du dernier jour et après quelques mots avec la directrice de l’hôtel, on nous offre 3 cigares, gracieuseté de la maison. Quelle belle façon de finir notre voyage.

Ce fut un voyage mémorable et je peux même dire incroyable. Sans rien enlever au fait que j’ai skier 6 jours au Colorado, qui fut une superbe expérience en soit, l’expérience humaine que j’y ai vécue, surpasse de loin mes virages en montagne. J’y ai rencontré des gens des quatre coins de la planète, partagé des moments inoubliables et, surtout, tissé des liens serrés avec des gens partageant les mêmes passions que moi soit : Plaisir, Ski et Amitié

Merci Gendronski de m’avoir fait l’honneur de vous représenter et surtout de la confiance que vous m’avez accordée.

 

Alain Chiasson


Administrateur
Skimedia