On sait tous que chaque jour est précieux, mais aujourd’hui est vraiment une “journée bijou”: j’y ai trouvé l’or blanc, en plus de redécouvrir un joyaux caché dans les Laurentides: La Vallée Bleue de Val-David. J’arrive dès l’ouverture à la station pour y récupérer mon billet, et je retombe en amour avec le charme rustique de la station. Avec la neige qui tombe à plein ciel (il est tombé environ 5-7 cm cette nuit), c’est féérique, pour ne pas dire magique.

Vous pouvez acheter vos billets à l’extérieur, ou entrer à l’intérieur pour y visiter le chalet où y règne une ambiance familiale et chaleureuse. La boutique est bien garnie et permet de se procurer les essentiels de skis et des tuques artisanales fabriquées main, ainsi que mes gants Auclair préférés!

On m’annonce que tout le terrain est ouvert, avec 22 pistes, et 2 remontées (la triple et la quadruple). Des cours privés et de groupe sont offerts les week-end, avec des options propres à la station que je trouve franchement intéressantes pour les familles (cours 1 week-end sur 2 pour les parents séparés) et des passes spéciales telle que la passe “nouveau parent” (jusqu’à ce que votre enfant ait 3 ans), qui est émise au nom des 2 parents mais permet à un parent à la fois de skier pendant que l’autre s’occupe du bébé. D’ailleurs, la nouvelle propriétaire Isabelle a créé une salle de jeu-salon vraiment confortable pour accommoder les familles.

Munie de ma carte, ma planche et mon plus beau sourire, je commence à découvrir le domaine skiable par la Black Foot et la Twist.

Il faut croire que mon sourire est contagieux, parce que c’est lors de cette première descente que je fais la rencontre de Joshua, qui du haut de ses 8 ans, me demande candidement si l’on peut prendre la chaise ensemble. “Bien-sûr, lui dis-je, tu es en pédago aujourd’hui?”. “MMM, ma mère est prof de ski ici et elle a des cours pour un groupe scolaire et et elle a fait “un spécial” pour moi aujourd’hui”. Comme j’adore “les spécial”, et tout ce qui peut rendre une journée spéciale, j’offre à Joshua d’être mon assistant reporter pour l’avant-midi. C’est qu’il est vraiment bon en ski et connait la montagne comme le fond de sa poche, ce petit !

Il me fait donc découvrir la 142 et ses raccourcis, qui mène à la Forêt des Marmottes.

Un joli sous bois, sans dénivelé, où nous sommes les premiers à y laisser nos traces.

Nous passons à la sortie par la piste école qui est bien organisée, avec des ateliers pour y pratiquer diverses habiletés, dont le fameux “passage des vagues”.

Nous en profitons pour faire un coucou à maman Sandy qui est en pleine action avec un mini…

…et pour que Joshua me montre le gros “Igloo”, qui abrite des tables à pic-nic et permet aux parente de se réchauffer pendant le cours de leur petits mousses.

Ici, tout est axé sur la famille et le développement des habiletés familiales. Joshua me confie à la remontée suivante, qu’on peut même voir des chevaux à partir d’une piste. Je le laisse donc me guider vers la forêt des frimousses, en passant devant la piste Vallée Bleu.

Par ce sous bois facile, nous pouvons effectivement, y observer des chevaux (quoi de mieux pour garder des petits motivés que de leur promettre ce genre de surprise)!

Je demande à mon assistant, quelle est sa piste préférée. Il me dit qu’il les aime tous, sauf une qu’il accepte de me montrer: La Ziggy-Doo, une piste à bosse d’un pitch qu’il a déjà essayé. Je dois avouer qu’avec cette neige, moi je l’ai bien aimé cette piste!

Avec les yeux (et l’expertise) d’un enfant, c’est fou tout ce que l’on peut découvrir. À la descente suivante, Joshua m’entraine dans la piste Le Glacier. Au beau milieu de la piste, il me dit: “Arrête arrête”!

Il m’explique alors que la piste porte ce nom à cause du glacier qui s’y trouve. Avec l’air le plus candide du monde, il se range en bordure de piste, enlève un ski (me demande de l’aide pour enlever l’autre!) et va me chercher un énorme glaçon.

Nous continuons nos découvertes dans la St-John, une autre piste à bosses, de niveau intermédiaire, que nous baptisons de nos traces.

Nous sommes ensuite mûrs pour un diner bien mérité, et nous rejoignons la maman de mon assistant-reporter au resto-bar qui occupe maintenant depuis 1 an le 2e étage du chalet. Le bar offre une variété de repas dont la soupe à l’oignon gratiné et un burger maison, et des bières de micro-brasseries locales.

Je craque pour un cidre de pomme en fût, et pour le look rustique (le bois a été récupéré sur la montagne suite à la tempête qui a frappé les Laurentides en juin 2022 et travaillé par des ébénistes locaux et le personnel de la montagne) et l’ambiance chaleureuse de ce chalet. Le vendredi de 16 à 19h00, un band et un chansonnier mette de la vie tout en musique à ce joli chalet.

J’avoue que j’ai failli flancher pour un repas du resto moi aussi 🙂

Je termine mon après-midi par quelques descentes de la panorama et de la Chamois, piste à bosses qui se trouve sous la chaise triple (qui était encore vierge après le diner…oui oui ce sont mes traces que vous voyez sur la photo devant celles du skieur)!

Je croise 2 professeurs de ski lors de la montée, qui saluent amicalement Joshua. C’est qu’ici, le monde est petit, tout le monde se connait et se sourit.

Je les suis dans l’Expert, où le carving est excellent!

Mon coup de cœur de la journée va pour la variété de terrain, le nombre de pistes qui permet à toute la famille d’y avoir du plaisir, l’ambiance familiale et le faible achalandage. J’avoue que j’ai refait 2 fois l’Expert et 2 fois l’Appolo pour m’y amuser en carving.

Je termine ma journée par une courte visite dans le parc à neige qui se trouve sous la chaise triple et présente des modules pour tous les niveaux.

Je me contente du plus petit et du petit saut, ne voulant pas me blesser ou dépasser les limites de mon assistant reporter.

Si j’avais à faire une parallèle avec le film Titanic qui reviendra à l’écran en février 2023, je décrirais la la station de ski La Vallée bleue non pas comme le “Cœur bleu de L’océan, mais plutôt comme “Le Cœur bleu des Laurentides”. Un merci spécial à Joshua, mon petit cœur bleu qui a contribué à rendre cette journée, et ce reportage, si spécial…