3e journée de notre périple dans l’est : Plusieurs de mes collègues Skimédia vous ont jasé du Massif ces derniers jours. Nous avons skié le même domaine et l’absence de précipitation assure une continuité dans notre expérience à la montagne. À quelques différences près: nous avons sûrement eu des journées  similaires…. Et non!

Skier avec de jeunes enfants c’est comme mouliner un ”Jack in the box”,  je doute fort que nos journées soient similaires finalement. En fin d’après-midi je faisais le décompte des péripéties, ma belle-sœur qualifiait notre journée d’anecdotique. Un positivisme à faire rougir d’envie…

Premier constat: La destination change mais une constante demeure: Je cherche toujours SaSha. C’est moins pire depuis que je lui ai acheté un ensemble HH avec du fluo.


Je la ”spot” de loin… Sasha tu DOIS m’attendre avant de partir. Tu DOIS me suivre dans les mêmes pistes.

Deuxième constat: Elle a réponse à tout. Sasha Tu DOIS m’attendre avant de partir. Oui mais maman je suis partie avec oncle Éric.

Oncle Éric est habillé comme 90% des skieurs Et patrouilleurs  sur la montagne… Haut rouge, pantalon noir….. Les chances sont bonnes que tu te trompes ma belle SaSha.

Troisième constat: la notion d’espace- temps c’est de l’abstrait à 5 ans. Elle ne semble pas savoir où elle et les autres se trouvent au même moment sur la piste. Elle se concentre sur son parallèle alors que d’autres se concentrent eux aussi sur leurs parallèles….

Alors je décide de rester à l’écart des foules dans les pistes damées, plus fréquentées. On se tient dans l’Archipel, la Pointue et autres pistes à bosses ou sous-bois. C’est moins stressant!


et tellement tranquille.
Les enfants s’amusent dans les bords de pistes. Ils adorent la variété.

On décide ensuite de rejoindre les cousins pour la prochaine piste. Sasha part avec son père en premier. Moi je roule avec Loïc. Le temps est bon.

Jusqu’au moment où il prend une débarque, telle qu’il en perd presque ses bottes…. Petite douleur au pied, plus de peurs que de mal. Le temps de reprendre le dessus de ses émotions, il retire sa planche de ses pieds…. ERREUR. Elle s’échappe. On est dans le premier quart de la montagne. La planche se pousse. 0-100 km/h comme RPM n’en a jamais testé… J’ai tellement essayé de la rattraper. Elle terminera sa course dans le filet du quai d’embarquement de la gondole à la mi-montagne. Je m’excuse à tous ceux qui se sont fait surprendre par une planche en cavale. Vraiment désolée du dérangement. Une chance que Loïc est avec sa tante 400 m plus haut… Mon cell est gelé, pas moyen d’aviser personne. J’emprunte le téléphone de quelqu’un pour essayer d’appeler  ma belle-sœur à un numéro que je ne connais pas par cœur. Il est enregistré dans mon cell mort…. Pendant ce temps, au sommet, Loïc entreprend son pèlerinage: il aura toute sa descente à pied pour méditer sur son mauvais choix de retirer sa planche… Pendant sa marche, il ignore si je l’ai rattrapé ou perdu de vue….

Après le dîner, je reprends Sasha avec moi. On skie nos bosses. «  Sasha, suit maman…. »  Tous les chemins ne mènent pas à Maman…. Tannée de me répéter et d’aller toujours à elle, cette fois tu devras t’arranger pour revenir…

Pour la suite, elle est passée sous une banderole. On s’est ramassée dans une piste fermée où se déroulait une course. Pognées pour descendre dans la Trail des chevreuils. Remontées en panne, envie de ”c-a-c-a” ultra urgente au milieu de nulle part; ne sont que quelques incidents qui ont ponctué ma journée … Les anecdotes s’accumulaient. C’est de bonne guerre, je me suis moquée des gars hier à Grands Fonds, aujourd’hui je paie! Aucun problème, la vie est belle entre ciel et mer.