Net, frette sec, mais comme à chaque visite: un IN-CON-TOUR-NABLE pour les amoureux de la glisse!

Hier, sur la route vers le Saguenay, je vérifiais les prévisions météo pour la région. Comment, pas de neige cette semaine à Chicoutimi???

Le canal météo n’étant pas à une prédiction erronée près, je pars fouiner sur Snow-Forecast… Rien non plus. Je m’en remets à notre bonne étoile… Mais surtout au micro-climat qui enneige les Monts à toutes les nuits d’hiver. C’est pas peu dire, ce micro-système génère un enneigement 100% naturel.

C’est précisément ce score parfait qui dicte le slogan de la station! Mais ce matin, à 6h, la station météo de mon père rapportait un mercure à -32ºC. Une fois le soleil sorti, faudra faire avec un maigre -26ºC. Les enfants voulaient venir, moi j’étais pas chaud à l’idée de rentrer entre chaque run pour qu’ils se réchauffent. Finalement, les enfants décident de rester avec leurs grands-parents. Loïc nous dit: on va rester ici, on a trop de projets pour aujourd’hui…

Nous sommes arrivés à la station vers 10h. La neige craquait, les palettes collaient. J’avais l’impression d’avoir chaussé des skis de fond à l’envers. Nous avons commencé par le versant principal. Nous avons skié les Maltais, Gagnon, Dufour, Lajoie et la Pedneault.

En plus de 10 ans, je n’avais jamais vu le Valinouët aussi ferme et sec. La surface pas rapide du tout jouissait toutefois d’un travail mécanique remarquable. Ça non plus, je n’ai jamais vu ça: du corduroy jusqu’en fin de journée! Je pensais bien qu’il allait neiger sur les monts en avant-midi puisque le ciel était couvert. Niette!

Le petit corridor serré de la Bégin nous séduit; c’est bucolique pour une journée en amoureux!

Nous sommes rentrés vers midi pour dîner et se réchauffer. Vers 13h, on ressort et on s’échauffe dans la Gauthier.

Un sous-bois féerique!

Ensuite, nous avons mis le cap sur le versant nord-ouest. Une run aride sous un vent insistant et inhospitalier! Des lames de rasoir nous picossaient les joues et le nez. Nous avons fait la Lynx qui devient la façade. Le temps s’est réchauffé, le slalom est rapide. Les carres mordent et tranchent le corduroy encore vierge malgré l’heure. À défaut d’avoir chaud, on décide de se les geler pour la peine: on file à vive allure.

Une run suffit pour retourner à l’abri sur l’autre versant. On roule un peu ici et là.

Lors de la dernière remontée le télésiège arrête souvent. Si c’est annonciateur d’une panne imminente, no way qu’on termine ça en poirotant au grand vent!
Avec mes pensée douillettes, j’entendais un de nos compagnons de remontée âgé de 88 ans (oui oui!) qui nous disait plus tôt: si j’attends la journée parfaite, si j’attends de ne pas avoir de bobo, je ne skierais jamais!! Dans ta pipe avec ton -20C !

On finit ça avec un mauvais choix de piste, une décision de touriste: la Dufresne! Elle sert à rejoindre le village alpin. Aucun challenge ici!! En plus que le vent nous fait presque reculer.
Arrivés au télésiège jadis désert, la foule s’accumulait. Nous avons décidé de quitter. Demain c’est une autre belle journée qui nous attend: Cap sur l’Anse Saint-Jean!