Bonjour depuis les 3 Vallées,

Pour cette deuxième journée à la station Les Menuires dans les Alpes françaises, nous avons opté pour une approche mixte, en deux temps.  Le soleil était bien au rendez-vous en se levant et nous en avons profité pour explorer le côté sud-ouest de la station qui est desservi par les remontées Bruyères 1 et 2.

Cette section du domaine se trouve littéralement à la frontière des stations Les Menuires et Val Thorens. Avec le forfait 3 Vallées, c’est dans ce secteur au sommet du Col de la Chambre qu’il est possible de déborder vers Val Thorens.

Ce matin, pour la première fois depuis notre arrivée en France, nous avons des conditions typiques du Québec auxquelles nous sommes très habitués en février lorsqu’une nuit froide suit une journée douce durant laquelle les pistes se sont ramollies. C’est croustillant et un peu figé aux endroits non damés, mais comme la température monte rapidement la surface laissera bientôt mordre nos skis dans la neige pour notre plus grand plaisir.

C’est dans ce secteur qu’on retrouve plusieurs belles activités dont nous avons parlé dans notre chronique d’hier, comme la luge sur rail ainsi que le fameux resto-bar en montagne que vous avons eu la chance de visiter plus tôt cette semaine, Chez Pépé Nicolas.

Ça reste un mystère de comprendre comment notre guide (qui s’appelait Nicolas incidemment…) a réussi à nous y amener. Même si la curiosité nous a presque fait y retourner, nous nous sommes retenus de peur de déborder sur Val Thorens et d’y rester pris sur sans le vouloir.

Les pistes de ce secteur sont très intéressantes et comme toujours, le panorama est saisissant. Le Mont de la Chambre, les 4 Vents, l’Alpage ainsi que les Bruyères nous amènent dans une série de courbes qui se succèdent à bon rythme pour nous permettre du carving à haute vitesse des plus agréable. Une, deux, et trois descentes successives tellement c’est plaisant. Et il faut en profiter pendant que nous avons la vue claire pendant l’ensoleillement parce qu’on nous annonce un recouvrement à la mi-journée. La vitesse se consomme par temps clair… Dans les conditions plus nuageuses il devient plus difficile d’aller si vite. Alors on se lance joyeusement le temps que ça dure.

Par la suite nous avons emprunté la montée Sunny Express pour revenir vers la Becca et c’est là que nous avons vu le superbe parc à neige Liberty et aussi le départ de la fameuse Speed Mountain, la luge sur rail. Peut-être demain…

Rendu midi, on constate que les météorologues savoyards sont excellents: la bruine commence comme prévu et on voit bien le gros front nuageux qui entre en gare. C’est comme une grande couverture qui se met en place avec lenteur, mais assurance. On annonce de la neige (ou même de la pluie sur certains sites…) pour demain. Mais nous avons les vêtements pour toutes les circonstances, nous nous adapterons. Une chose à la fois.

Mais qu’à ne cela ne tienne, nous nous dirigeons sans attendre vers notre chambre de l’Hôtel Pelvoux pour prendre un goûter de circonstances, soit fromages et charcuteries avec un verre de blanc moelleux. Finalement une très belle façon d’attendre l’accalmie qui arrive, encore comme prévue vers 14:30 pour nous permettre de sortir en ski de fond.

Ici, il est possible de faire une panoplie d’activités de montagne et on l’oublie souvent. Le ski alpin est sans doute la principale, mais il y a le ski de fond, la raquette, la randonné alpine, la trottinette électrique, la motoneige et plein d’autres choses intéressantes et inconnues. Les différentes boutiques de La Croisette sont en mesure de vous fournir tous les renseignements, conseils et équipements. Il ne faut pas hésiter à s’informer et c’est ce que nous avons fait pour le ski de fond. Nous remercions en passant Carole de Ski Top où nous avons pu trouver tout l’équipement de ski de fond, et en excellente condition d’ailleurs. Pas la peine de trimbaler tout ça de Montréal, voyagez plus léger.

La piste de ski de fond se trouve dans un secteur protégé par les parcs nationaux de France, autour du lac, et elle part juste en bas de la télécabine Masse 1. C’est magnifique et pour moi, c’était toute une façon de renouer avec ce sport que je n’avais pas pratiqué depuis plus de quinze ans. C’est comme le vélo, ce ne se perd pas vraiment, sauf peut-être le rythme soutenu qui était moins régulier mais bon, j’ai tellement aimé mon expérience que je me suis promis de m’y remettre plus sérieusement cet hiver.

Nous avons fait la petite boucle autour du lac qui donne environ 5 km, mais avec un temps plus clément nous serions certainement descendus vers le village de Saint-Martin, ce qui donne environ 18 km aller-retour avec 400 mètres de dénivelée.

Quelle belle expérience, mais ce n’est pas tout. En fin d’après-midi nous avons visité le Centre Sportif de La Croisette  qui se trouve juste à côté de la gare routière et qui est accessible depuis notre hôtel sans sortir dehors sauf pour la dernière traversée de la rue.

La piscine qu’on y trouve est vaste et magnifique, et elle est chauffée à 29 C. Le centre est tout neuf et on y trouve de très belles installations, des saunas secs, des saunas Hermann et des tourbillons. La vue sur la montagne nous rappelle que nous sommes en Savoie. C’est magnifique. Le décor nous fait sentir comme si tout le complexe avait été creusé dans le Roch, comme si nous étions dans une caverne, ce qui nous transporte un peu ailleurs et nous permet de nous détendre. C’est vraiment fantastique pour relaxer après une belle journée de sport d’hiver comme on peut en faire dans une montagne comme ici.

Après tout ça, nous avons conclu la journée avec un souper dans un petit resto tout près de l’hôtel, Au village, qui nous a servi des spécialités savoyardes délectables, dont un pavé de boeuf saignant succulent.

Encore une journée mémorable dans un environnement unique.

Maintenant allons-nous reposer pour affronter notre journée de demain durant laquelle un guide doit nous faire parcourir l’ensemble du Domaine des 3 Vallées.

À demain, et bon ski en Amérique !

Hélène Racine et Philippe Laporte

Reporters – Ski Média