Jour 2 de notre périple improvisé qui nous mène sur les pistes du Massif de Charlevoix. En quittant Saint-Ferréol ce matin, les précipitations tombaient sous forme de pluie verglaçante. On savait toutefois qu’au Massif, ça tombait en neige. On aime bien se stationner au pied, car l’accès aux pistes est simplifié. Proximité, stationnement moins achalandé, certitude de ne pas rater la dernière remontée en fin de journée pour le retour à la voiture, et comme cerise sur notre sundae, la charmante Fernande à la billetterie est d’une gentillesse infinie. C’est la deuxième fois cet hiver qu’elle nous donne nos billets et ce matin en la voyant, j’étais super heureuse de retomber sur elle! Donc, une fois le beau bonjour de Fernande donné, on fuit la neige lourde et mouillée de la base et on quitte vers le secteur du Camp Boule situé à la limite de Ligori. La poudreuse est abondante, profonde et fraîche dans le premier tiers de la montagne. Il est 9 h 30 et la surface est vierge dans plusieurs endroits.

Nous passerons tout l’avant-midi dans la Dominique Maltais,

La Tremblay et la Fortin. Gros coup de cœur de la Famille Fortin pour son homonyme.

Un sous-bois pointu, technique et physique en pareille abondance de neige.

Quand ils ont soif, on prend une petite pause pour manger un peu de neige!

Vers 13h, les enfants ont une faim de yéti et tous nos vêtements sont trempés. On leur fait une mise en garde, si on entre maintenant, il sera difficile de remettre ses vêtements imbibés d’eau. Plus on retarde, plus on en profite. On gagne ainsi 2-3 autres runs. En descendant vers le chalet de la base, nous traversons 3 microclimats différents, donc 3 types de surface neigeuse. Nous avons eu droit à de la poudreuse fraîche et profonde, neige mouillée et durcie, puis finalement, du gros sel printanier, mouillé et alourdi. Ça adonne bien d’avoir étiré le temps, le chalet se vide et on opte pour une table près du calorifère. Les cols et les autres couches auront le temps de sécher un peu. Pour les mitaines, on a tout prévu, on en traîne toujours une 2e paire pour les enfants. Après le dîner, les gars repartent donc ensemble.

Sasha commence à sentir ses jambes en déconfiture. Je lui donne un peu de réconfort, puis avant qu’elle ne s’endorme dans mes bras je la convainc de s’en faire une petite dernière entre filles. Je me disais qu’une fois en piste, il serait facile d’en faire une autre puis une autre… Oh que non! Elle avait la ferme intention de n’en faire qu’ une seule, mais elle a tout donné quand ça comptait. Ensuite, elle s’effondrait sur le côté, « maman, je suis é-pui-sée! J’ai des tout petits muscles moi! »

C’est bon, on se garde des jambes pour notre 3 de 3. Demain le Mont Édouard et tous ses centimètres de neige qui s’accumulent nous attendent au moment d’écrire ces lignes!

À demain!

Stéphanie Perreault

Chroniqueur Ski Mdia