Jusqu’à tout récemment, je pensais que j’étais un mauvais skieur de poudreuse. Ce n’est pas si grave, je m’amuse sur tous les types de terrains, j’aurais très bien pu continuer à skier jusqu’à ma mort, lointaine, sans être habile dans la poudreuse, et quand même être un skieur heureux. Mais, j’ai découvert l’an passé seulement, qu’il ne me manquait qu’une bonne paire de skis adaptés à la poudreuse pour que le déclic se fasse. Évidemment, en plus des skis, ça prend cette neige magique, n’est-ce pas? Eh bien, aujourd’hui j’ai fourni les planches qu’il fallait, et Mont Blanc m’a offert des TONNES de neige folle et poudreuse. Je peux confirmer, je suis un skieur de poudreuse, et je suis accro pour de bon.

Je ne m’attendais pas à des conditions aussi magnifiques. J’avais suivi la météo des derniers jours de façon distraite, sachant que le Sud et l’Est du Québec profiteraient du plus gros de la manne blanche. Par contre, en partant de Val-Morin pour Saint-Faustin j’étais agréablement surpris par la belle neige qui couvrait routes et arbres. Je suis arrivé tôt à la montagne. Pensant que j’aurais une belle journée printanière, je voulais profiter des pistes travaillées la nuit avant qu’elles ne se dégradent sous la douceur de la météo et les hordes de ti-culs en relâche. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant des pistes ensevelies sous la neige. Il y avait un bon achalandage dans le parking et à la billetterie, je me suis donc dépêché d’enfiler les descentes le plus rapidement possible, avant qu’il y ait trop de monde, et avant que les spots vierges de traces disparaissent. Je stressais pour rien. Malgré tous ces skieurs, il n’y a jamais eu d’attente aux télé-sièges, et il m’est resté de la neige jusqu’à épuisement.

J’ai passé l’avant-midi à faire et refaire la Mambo, la Moustache, mais surtout la Panthère et la Renard; glissant, flottant même, sur une neige qui étonnamment a tenue toute la journée. Le thermomètre indiquait zéro, mais le soleil n’était pas trop présent, quelques rayons par-ci, par-là, mais rien pour dégrader la neige, une température idéale. En plusieurs endroits en bordures de pistes, on pouvait, même en après-midi, enchainer des virages dans la poudreuse jusqu’aux genoux.

À midi et demi, je n’avais toujours pas été sur le versant Nord, je m’y suis donc dirigé en me disant qu’une journée comme ça, on skip le lunch si il faut! Je n’ai pas été déçu côté Nord. Peu de skieurs et encore cette neige abondante. Toutes les pistes étaient magnifiques.

Je pensais vraiment sauter le dîner, mais mes vieilles jambes en manque d’entraînement ont manqué de jus, je me suis donc arrêté vers 14h30, pour un plat de pâtes et un gros lait au chocolat (j’allais écrire “un bon gros vico”, mais est-ce que c’est juste à Sorel dans les années 70 qu’on appelait ça un vico?). Je dois avouer que cet arrêt a failli être la fin de la journée. J’étais brûlé! En mettant mon manteau, je pensais rentrer à la maison pour une bonne bière, mais, à la vue de la piste l’énergie m’est revenue. “Une dernière”.  Après cette dernière, il y eut une autre dernière. Puis une autre après cette dernière. Bref, accro je vous dis.

 

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