Depuis le Massif de Charlevoix jusqu’au Mont Édouard, la route 170 nous mène entre mer et monde. Elle longe les rives traverse les intimidantes palissades de Charlevoix. Arrivés tard à l’Anse Saint-Jean par une route enneigée, nous nous rendons au “Chalets sur le fjord”, endroit où les guerriers trouveront le répit et reprendront leurs forces pour une petite, mais prometteuse grosse dernière journée. Il neige à plein ciel dans le fjord. Les attentes sont élevées, pas tant pour la montagne que pour les cuisses! Le Mont, c’est acquis, il a volé mon cœur dix ans passés. Parce qu’on va se le dire, au Saguenay, il neige pour la peine. Certains cœurs durs disent, sur les médias sociaux, que les Monts du Saguenay sont ”over rate”… Y’a rien de plus faux dans le cœur des skieurs de glace et de croûte du sud!

Ce matin, la vue de notre condo qui donnait directement sur le fjord, est époustouflante et ce, tout autant que la route et son pont couvert. “Couvart” offre une belle vitrine aux artistes du coin en exposant des œuvres.

En piste vers 10h, les enfants et moi avons fait une petite vite damée en attendant papa, via la remontée de la mi-montagne. ”Road test” réussi! Tout le monde est prêt pour une journée de sous-bois et de bosses. Nous passerons la journée entière à dévaler la Béluga, la Clusaz,  la Saint-Fiacre, la Secteur Nord-Est et la Vallée des bouleaux.




 

 

 

La qualité de la poudreuse froide et légère est digne d’un mois de janvier.

La quantité est telle qu’elle rassasierait le plus profond des gourmands!

C’est certain qu’en fin d’après-midi, tout était tracé, mais ce matin, de grandes plaques de poudreuse profonde décollaient sous mon patin au passage.

En gros, c’est pas mal ça notre journée. Sauf la fois où mon chum m’a indiqué que les traces au sol, plus haut, qui se faufilaient vers nulle part étaient celles de Sasha… Je ne pensais pas ce matin, avoir l’occasion de combiner 2 passions, le ski et le MTB. Je me suis ramassée dans une ligne super serrée de ”singletrack” qui débouchait sur le circuit enduro du Sentier des 21 avec des ”bankturns”. J’imagine que ça passait mieux avec des 100 que des 169. Mon dieu que j’ai eu chaud!

Allez, debout! C’est pas toi qui a besoin de repos après m’avoir fait courir après toi.

De toute façon, si on les perd de vue, idéalement pas, pour mes 5 @ 7 ans, le mot d’ordre est: on se rejoint à la chaise au bas des pistes. Justement, le plan d’urgence semble bien fonctionner! On l’a testé 1 ou 2 fois aujourd’hui. Il y a tellement de combinaison de sous-bois possibles qu’il est presque inévitable de faire des lignes différentes.

Parlant de 5@7, pendant la remontée, une affiche a attiré mon attention. Celle de la Chasse-neige, une bière saisonnière de la brasserie coopérative La Chasse-pinte.  J’en ramène 4 et on a bien hâte d’y goûter. Vous voyez, c’est un des traits que j’aime bien des gens du Saguenay, ls sont fiers et ils rayonnent. Ça se sent, ça se voit et ça se goûte!

Sur la route du retour, mon amoureux me demande laquelle de mes 3 journées j’ai préférée, MSA, Massif ou Mont Édouard? Pour “faire simple”, je dirai que poser la question c’est y répondre!!!

Osez skier un peu plus à l’est!

Stéphanie Perreault

Chroniqueur Ski Média