À chaque hiver, notre visite au Mont Édouard rime avec rendez-vous doux. Mais aujourd’hui  Sasha voulait skier. Loïc non. Mais comme il ne veut rien manquer, il a suivi. Nous voici donc en route avec nos 2 queues de veaux.

En arrivant à L’Anse St-Jean, le géant se dresse devant nous; j’angoisse (en solo). Je connais ma Sasha, téméraire et insouciante. J’angoisse en solo parce que même sur les pistes, y’a personne qui s’en fait avec les pitchs abruptes, les pendants à découvert, les sous-bois serrés.

Force est d’admettre que mes minis font ce qu’ils veulent dans les pistes, le géant est dompté! Et moi je me détend.

La station s’est faite poudrer pour la peine cet hiver: plus de 5 mètres de neige total reçus. Les gens du Saguenay sont de nature fière; y’ont de quoi, je me pèterais les bretelles moi aussi si j’avais de telles accumulations dans mes Laurentides chéries. 5m, le fond est loin. Au Sommet, on ski sur les têtes d’épinettes noires! Le temps est doux, c’est la première fois que je skie le Mont Édouard au printemps, c’est pas désagréable du tout. La surface est ferme et fait à noter: même les pitchs les plus abruptes sont durcis mais pas glacés. Y’a du mordant. On s’amuse de part et d’autres des pistes desservies par les 2 remontées en opération. Pistes difficiles et très difficiles seront nos choix. Les sous-bois bois sont tracés et durcis mais aucun découvert. C’est ben certain, 5m… J’en reviens toujours pas encore! Les enfants adorent Édouard. Sasha est inépuisable.

Entre les runs au sommet, nous empruntons la remontée secondaire pour faire le tunnel

et les toutous.

De retour dans Passe des roches, Loïc chute après un jump. Sa tête cogne dure. Il s’ennuie désormais de Surprise, l’immense lapin de grand-maman. C’est le début de la fin…

Aux remontées, la station radio Rouge fm 96,9 anime l’attente. Du bon beat, Loïc fredonne Despacito. Tout à propos pour du beau ski de printemps!

Nous laissons le rush du dîner passer : le chalet n’est pas super grand. Mais même si les skieurs se succèdent aux tables, le personnel s’affaire pour s’assurer que la salle à manger brille comme un sous neuf! Au pire, il y a des tables de picnic dehors, au gros soleil…

La cafétéria de la station s’est dotée d’une offre alimentaire à faire rougir les grandes tablées. Bar à salade, bar à sandwich, potages maison, menus du jour goûteux. Moi c’est certain que je n’apporte pas de lunch quand j’y vais!

Après le dîner, le soleil a réchauffé la surface. La couche enneigée vire au gros sel. Les virages se font tout en douceur. Au pied des pentes l’animation bat son plein: DJ, module de jeu, Olympiades, crazy carpet et Maneige qui anime un quiz sur la sécurité. Chapeau à l’animatrice du quiz qui mène avec brio le jeu auprès des tout-petits.

Une dernière petite run sous les chaises et on devrait aller se gâter un peu dans le secteur de la Vallée des bouleaux. Mais la dernière chute de Loïc a laissé des traces, la journée est écourtée.

Au final, je préfère le Mont Édouard en amoureux mais le but de mettre nos minis en ski à 18 mois c’était justement pour en profiter rapidement, qu’ils nous suivent partout.  Mon angoisse du début fait maintenant place à un fier constat: Je trouve mes enfants bons et la montagne m’apparaît de plus en plus comme une destination familiale.

 

Ah ces minis, ils n’ont que pour seules limites celles qu’on leur impose!