Encore une saison de terminée. On se rappellera de cette saison comme de la saison qui ne voulait pas mourir et qui avait toujours une petite carte cachée dans sa manche. Dans la région de Québec, on a été royalement gâtés cet hiver. Normalement, je passe mes hivers à surveiller les tempêtes et prévoir des voyages à travers les routes du Québec pour skier la neige aux meilleurs endroits possible, mais cette année j’ai pu skier de la poudreuse toutes les semaines dans ma cour arrière. C’en est presque devenu banal à un moment donné. Toute une saison, mais inévitablement les journées douces sont arrivées, les stations se sont mises à annoncer leur fermeture et les forêts blanches ont bruni. La bonne nouvelle là-dedans c’est que la fin de saison annonce aussi le début d’autre chose : le ski de printemps à Tuckerman ravine sur le mont Washington !

On a eu droit à notre lot de pluie dans les derniers jours et la météo dans les whites mountains est toujours un peu imprévisible. Les prévisions annonçaient exactement ça : de l’incertitude. Le seul vrai moyen de savoir la météo qu’il fera dans cette région c’est d’y aller et de s’adapter. C’est dans cet état d’esprit que mon ami Mikael et moi avons pris la route lundi matin avec deux jours devant nous pour profiter tant que possible des conditions printanières sur la plus haute montagne du nord-est des États-Unis.

À notre arrivée, il faisait 18C. Le soleil perce les quelques nuages et le stationnement grouille de skieurs qui se préparent à l’ascension. Une ambiance classique d’une belle journée de ski de printemps au New Hampshire. On est agréablement surpris de voir que c’est encore possible d’enfiler les peaux à partir du stationnement(Je ne serais pas surpris que ce ne soit déjà plus possible par contre). À l’exception de quelques ponts de bois et ruisseaux qui nous forcent à retirer nos skis la montée se fait en skin jusqu’au refuge Hermit Lake.

Montée vers Tuckerman Ravine

Au refuge, on retrouve l’ambiance dynamique du stationnement. C’est le point central des différentes descentes dans la zone de tuckerman. Des skieurs arrivent d’une première descente tandis que d’autre plus nombreux arrivent du stationnement. Les conversations (tant en français qu’en anglais) tournent autour des conditions des différentes descentes. L’impressionnante quantité de neige de cette année permet des conditions exceptionnelles dans certaines descentes les rendant plus accessibles. On décide quand même de s’aventurer en terrain connu pour la première journée. On entame donc l’ascension du bootpack menant au sommet de Hillman’s Highway.

Le refuge Hermit Lake avec Hillman’s Highway et le Lower Snowfield en arrière plan

Au sommet encore une fois plusieurs skieurs circulent et discutent de leurs plans de descente. On voit au loin des skieurs qui ski le Rigth Gully en plein soleil. Après un petit repos, on se lance dans la descente. La neige est molle et les skis s’enfoncent facilement. Ce sont des conditions que l’on rencontre rarement en station au Québec. On choisit de finir la descente dans le Lower Snowfield qui a récolté une quantité de neige énorme cette année. Ça change de la descente étroite de Hillman Highway ici on peut se laisser aller dans de grands virages larges.

Descente dans Hillman’s Highway

On décide que c’est assez pour la journée et on planifie de se coucher tôt le soir pour enchainer deux descentes le lendemain avant de reprendre la route vers Québec. La descente de Sherburne Ski Trail jusqu’au stationnement se fait moins rapidement qu’a l’habitude, car la couverture de neige commence à se faire minimale. C’était probablement dans les dernières journées ou c’était possible de descendre aussi longtemps sans enlever ses skis.

L’hivers est fini

Malheureusement le lendemain matin on se réveille dans un brouillard épais. On décide de monter quand même jusqu’au Hermit Lake pour voir si ça se dégage, mais la visibilité est complètement nulle. On décide de jouer la carte de la prudence et de ne pas s’aventurer plus haut dans ces conditions. C’est donc une deuxième journée écourtée qui clôt notre séjour.

La visibilité presque nulle lors de notre retour la deuxième journée

Il reste encore une quantité importante de neige dans la zone skiable de Tuckerman Ravine et je crois que se sera skiable encore quelques semaines, mais il va falloir rapidement penser a s’amener des chaussures pour s’y rendre et revenir, car la couverture neigeuse de la skin-track et de la descente de retour était déjà minimale. Dépêchez-vous d’en profiter et surtout soyez prudent !

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