4h du matin le cadran sonne, direction les États-Unis d’Amérique.  Plus précisément le Mont Washington. Quoi de mieux que de faire 10h de route pour aller savourer une bonne descente au coeur des montagnes blanches!  Après avoir confirmé une dernière fois les rapports d’avalanches, notre sortie se confirme.  Les risques sont bas pour la plupart des secteurs et modérés pour certains secteurs plus techniques.  Sur le trajet, la météo semble prometteuse mais avec les « whites » on ne sait jamais comment ça peut tourner.  C’est un trajet que l’on connait bien pour y avoir été a plusieurs reprises pour y pratiquer la randonnée et l’escalade.

(Versant du Mont Washington)

En arrivant au centre d’accueil Pinkhan Notch, la météo est toujours de notre côté. On commence même à rêver à la neige ramollie par le soleil.  La haute saison pour skier Tuckerman commence normalement en avril, c’est pourquoi il n’y a pas un fort achalandage.  Il n’est pas rare de voir une longue file d’autos stationnées en bordure de la route près de ce centre d’accueil.  Ce n’est pas le cas aujourd’hui.  Après avoir préparé notre matériel et enfilé les peaux de phoques, c’est un départ sur le sentier d’approche menant a Tuckerman Ravine.  L’heure du départ est midi.

Après une approche d’une heure et demi, on arrive au Hermitt lake shelter, située au pieds de la zone skiable de Tuckerman Ravine. La visibilité est bonne, il est possible d’observer tous les couloirs et on commence à voir dans quoi on s’embarque.  Pas de bunny hill par ici.  C’est sur le corridor Hillman’s highway que notre choix s’arrête.  À partir d’ici, les peaux de phoques de sont plus utiles, on enfile les crampons et on se dirige vers le sommet un pas à la fois. La montée est abrupte et engagée. Il ne faut pas se laisser berner par la neige fraîchement tombée. C’est une croûte bien dure qui se trouve en dessous de nos pieds.

À partir de la moitié, la neige se transforme et l’inclinaison nous oblige à enlever les baskets de nos bâtons afin de pouvoir bien les enfoncer dans la neige pour s’assurer d’une prise solide.

C’est enfin le moments de la descente. La météo au sommet ne nous donne pas le goût de s’attarder trop longtemps. Les vents sont puissants et une poudrerie remonte le corridor pour recouvrir nos skis en un rien de temps.

Pas d’introduction, le corridor commence à plus de 45 degrés. Après avoir évité quelque plaques de glaces, le premier virages donne le rythme.  Notre focus est a 100% sur la descente. Pas beaucoup de place à l’erreur avec une inclinaison pareille.  Il n’y a presque pas de traces de skieurs. Dans la moitié inférieure, un 10 cm de poudreuse nous permet de nous laisser aller un peu plus.

C’est avec le sourire au lèvres qu’on arrive en bas du corridor.  On échange quelques highfives et on se lance dans la descente de retour. Cette partie de la journée n’est pas à négliger, la descente sinueuse est franchement agréable et nous fait franchir les 3,9 km nous séparant de la voiture très rapidement.  Allez ! C’est maintenant le temps de partir, on reprend la route vers Québec.  On a toujours bien 5h de routes à faire après tout ça.

 

Texte écrit par:  Mikaël Clothier et Antoine Lebel

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