La course pour l’ascension du Mont Washington a lieu une fois par année. C’est la seule occasion de pouvoir se mesurer à cette montée épique, car cette route est interdite aux cyclistes en tout temps. Cette montée est de taille: 12 km avec un gain de 1441 m soit une moyenne de 12% avec une pente maximale de 22%. La course du Mont Washington existe depuis 46 ans et attire des cyclistes venant de partout se mesurer à cette ascension de haut calibre. Elle se situe à une distance de 4 heures de route de Montréal dans l’état du New Hampshire.

Cette route fut construite en 1854 dans le but de développer le tourisme autour du Mont  Washington. À cette époque, elle permettait d’atteindre le sommet seulement en marchant ou en poney!!!  La première voiture y monta en 1899 et depuis, plus de 4 millions de touristes sont montés pour admirer les montagnes Blanches.

 

Une section de la route est en terre battue sur près de 2km, ce qui donne une autre dimension à la montée.

En 2016, j’avais fait cette compétition sans trop savoir à quoi m’attendre et la route vers le sommet avait été vraiment très difficile pour les jambes et le moral… J’avais mis pied à terre et le mur de la finale m’avait frappé de plein fouet! Par contre, la température était parfaite avec un beau ciel bleu pour admirer le décor pendant la montée. Donc cette année, j’avais comme objectif de me rendre à la fin sans pause et de grimper le 22%…

Le départ du «Hill climb» fut retardé de 2 heures. Des rafales de vent, la pluie abondante et les orages étaient au rendez-vous au sommet. Ce fut une bonne décision de la part des organisateurs, d’attendre des conditions météo plus clémentes, afin d’assurer des conditions sécuritaires pour tous. Pendant cette période d’attente, l’objectif était de rester au sec autant que possible. J’ai également eu l’occasion de discuter avec Julien Maynard du club de triathlon des taureaux de Gatineau, qui pour la première fois, tentait de relever ce défi. Il était un peu nerveux face au déroulement de cette compétition. Mais nous nous encouragions. Nos conjointes respectives nous attendaient déjà au sommet.

Nous étions près de 500 cyclistes prêts à affronter ce mur.  Après l’hymne national américain, les cyclistes professionnels ont pris le départ, suivi des pelotons de cyclistes divisés par groupe d’âge. Tous avaient un objectif commun: grimper le Mont Washington. Les premiers kilomètres étaient costaux… Aucun moment de repos avant plusieurs kilomètres. D’ailleurs ces moments de repos sont presque inexistants durant l’ascension. À un endroit, j’ai tenté de manger une barre énergétique, ce fut un échec puisque l’effort fourni m’avait coupé l’appétit…

 

Sur la route, avec les conditions météorologiques changeantes, la visibilité était très réduite ce qui rendait la montée un peu plus difficile n’ayant aucun point de vue ni de point de repère.

Durant la course, il y avait entre les cyclistes, un climat de camaraderie. C’était très agréable à entendre et à voir puisque nous avions tous le même but. Chacun s’encourageant à maintenir son effort.

Une montée aux allures d’un Tour de France.

Lorsque j’ai commencé à entendre les gens nous encourager et le son des cloches, j’ai compris que c’était presque terminé. Que l’ascension était sur le point de finir. Je me rappelais également que lors de la dernière ascension en 2016, il m’avait fallu l’aide d’un spectateur pour repartir dans la côte. Je n’avais donc pas l’intention de mettre pied à terre cette année! Au moment où l’élévation de la route était à son plus fort, j’ai ressenti une surdose d’énergie avec les applaudissements de la famille et des amis. Puis étrangement, la montée s’avérait plus facile… et je l’ai grimpé debout sur le pédalier. C’était vraiment incroyable comme sensation, à tel point que lorsque j’étais tout près de terminer la dernière montée à 22%, j’ai poussé un cri de satisfaction. Par la suite, j’ai vu Vickie toute souriante qui m’attendait au sommet, ce qui m’a donné un deuxième souffle jusqu’à la ligne d’arrivée. Julien Maynard était déjà arrivé au sommet réalisant un temps de 1h19, vraiment toute une performance de sa part! Pour ma part, je n’étais pas le premier arrivé, en fait j’étais le 270e sur près de 500 mais j’avais atteint mon objectif: compléter l’ascension du Mont Washington à son sommet à 1917m!

Mont Washington auto road Hill climb

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