*** Veille de tempête hivernale*** Avez-vous de quoi survivre 72 heures? Rester chez-vous, fermons les écoles, fermons tout!***

Fermer les écoles, hummmmm bonne idée!

Ça fait plus d’une semaine que le Québec routier la craint. Chez nous on l’attendait de pied ferme cette tempête. Après avoir pelleté deux fois plutôt qu’une le mètre de neige tombé cette nuit devant le garage, on se met en route. Je sais bien qu’il n’est pas tombé 1 mètre de neige la nuit passée, mais devant ma porte de garage, il se crée un tourbillon de vent et la neige s’y accumule!

Nous sommes arrivés à la station vers 10h. On serait bien arrivé plus tôt mais fallait pelleter… La journée s’annonçait magique. Les autos restaient prises dans le stationnement. Leurs proprios les abandonnaient là. Tant pis, ils s’occuperont de ça à la fermeture. De toute façon, j’aurais pas été pelleter pour les aider!

Donc 10h disais-je. Les pistes étaient déjà pas mal tracées.

Le fond était loin j’imagine, nous ne l’avons jamais trouvé. C’était doux, c’était juste fou. Les enfants capotaient. Ils descendaient et criaient des yahouuuuuus, moi aussi j’en laissais échapper plusieurs!

Nous sommes restés dans les pistes desservies par la remontée principale. Des vertes, des bleues et des noires. En piste comme dans le bois et dans le parc à neige aussi. Peu importe le dénivellé, l’accumulation était telle qu’il n’y avait rien d’inquiétant même avec 2 petites fusées qui se rient du danger!

Ils tombaient souvent. Parfois par accident.

Mais souvent pour se reposer!

Elle trouvait l’attente interminable quand sont frère tombait et qu’il peinait à se relever.

Ma petite Sasha s’en tirait bien dans toute cette neige. Elle skie encore assise sur les talons. Ça lui servait bien aujourd’hui: Le nez de ses skis arrivait à la maintenir en surface.

Pour se reposer les jambes, on allait faire la Forêt de Squikky de temps en temps.

Ce sous-bois était tracé large par le passage de chasse-neige avant nous.

Nous avons ensuite rencontré un ami de l’école. Loïc était content de lâcher sa mère et sa sœur. Mais Sasha ne l’entendait pas de même, pas si facile de semer la cadette, elle qui ne veut rien manquer…

En fin de journée, en sortant du parc à neige, elle hurlait de colère en arrivant au télésiège. Le genre de moment où  je me sens juger par les gens qui nous regarde! En attendant de m’affranchir du jugement des autres, je lui dis assez fort pour que tout le monde m’entende: la journée est terminée ma cocotte si tu ne veux plus skier! Il est 15:30, je m’en fous un peu de partir… Hééé que je l’avais mal sizée: elle n’était pas fatiguée, elle était frustrée que son frère ait fait un rail dans le parc à neige et pas elle.

Nous y voici donc!

Nous sommes restés jusqu’à la dernière remontée de 16h.

Les jambes ont tenu le coup, j’en reviens juste pas: poudreuse profonde, bons pitchs, grosses bosses. Nous avons skié plus de 6 heures dans ces conditions de fou. Sasha en avait quand même en haut des cuisses par endroits!

J’espère sincèrement que vous aussi vous êtes sortis skier, les routes étaient belles, y’avait pas un chat!