🌏🚲 | SINGAPOUR – GUWAHATI, INDE À VÉLO | Jour 103 – 5576 km

Les dernières semaines ont été mouvementé pour des raisons évidentes. Laissez nous vous expliquer comment nous les avons vécu.

L’entrée dans le Nord-Est de l’Inde fut soulageante car la Birmanie a été vraiment épuisante au niveau mentale et physique. À la frontière, nous avons eu un test médicale afin de s’assurer que nous n’avions aucun symptôme du virus. Pour la première fois depuis le début de voyage, nous ressentions l’impact de cette maladie mondiale sur notre périple. À notre plus grand désarroi, la situation n’allait que s’envenimer…

À Imphal, dans la province de Manipur, nous avons rencontré un dénommé Binay  via la plateforme Warmshower. Celle-ci met en contact des cyclotouristes du monde entier avec des hôtes locaux, qui leur permettent de séjourner à leur domicile gratuitement.  Étant grandement impliqué dans la cause environnementale, celui-ci s’est associé à plusieurs organisations luttant  pour des changements concrets. Il a parcouru l’Inde sur plus de 16 000 km à vélo afin de sensibiliser son peuple qui possède une triste réputation mondiale en matière d’environnement. Encore plus impressionnant, il est paralysé d’un bras et pilote son vélo à une seule main. Durant notre séjour, nous aurons accomplie 2 Swatch Barat avec lui et la communauté d’Imphal. Un Swatch Barat est une campagne nationale en Inde visant à nettoyer les rues, les routes et les infrastructures des villes, des villages et des zones rurales.

La ville de Kohima fut le prochain arrêt. Un ami à Binay nous attendait pour une autre surprise de taille. En arrivant chez lui, nous constatons que la famille s’est rassemblée pour nous offrir le plus grand confort ainsi qu’un repas copieux. Suite à plusieurs discussions avec notre hôte Neiba, il nous demande si nous désirons présenter notre projet  à l’université de la ville. Ravi, nous acceptons la proposition et 12 heures plus tard, nous nous retrouvons devant une foule de 300 personnes à discuter de notre projet. Pendant ce bref instant, le voyage prit tout son sens et nous étions plus motivés que jamais à poursuivre notre périple.

Depuis nos test médicaux à la frontière, la situation en Inde était plutôt stable. Nous gardions toutefois l’oeil ouvert sur la situation dans le monde, voyant qu’en Europe ça ne faisait que se détériorer. Au moment où nous quittions Kohima, les dommages collatéraux autour du virus commençait progressivement à affecter notre voyage.  Chaque jour, les mauvaises nouvelles s’accumulaient. La situation en Europe devenait de plus en plus inquiétante. Le Népal (notre prochain destination) fermait ses frontières, celle de Moreh entre la Birmanie et l’Inde que nous avions traversé 1 semaine plus tôt, était désormais plus accessible. Certaines provinces indiennes commençaient à interdire le passage et expulser tous les touristes. Un sentiment de peur commençait à s’installer dans ce pays de plus d’un milliard de personnes.

Nous décidons tout de même de poursuivre notre chemin vers l’ouest en espérant que la situation se replace rapidement. Avec un certain recul, ce n’était clairement pas la bonne décision. Les autorités nous mentionnerons plus tard que les locaux commençaient à croire que les étrangers étaient les porteurs du virus. Et comme en région les gens ne sont pas éduqués, ils nous mentionnèrent aussi que nous devions craindre pour notre sécurité.

Nous ne voulions pas accepter l’inévitable. Notre tendance à toujours trouver une solution aux embuches qui se mettaient à travers notre chemin nous aveuglait face à l’envergure de la situation. Le tout se détériora rapidement et notre sécurité devenait désormais un enjeu inquiétant. C’est lors de notre rencontre avec la police local que nous avons abdiqué et rendu les armes; Il fallait remballer les vélos et rentrer au plus vite à la maison. Pour plus de détails concernant ces dernières heures rocambolesques en Inde, nous vous invitons à vérifier notre page Facebook; Echo Explora.

Nous avons désormais complété nos 2 semaines de quarantaine en région éloigné du Québec. Nous voyons désormais la situation mondiale pratiquement hors de contrôle et nous constatons que nous l’avons échappé de justesse. Nous aurions facilement pu être l’une des 15 000 Canadiens bloqué en Inde. Il n’y a pas meilleure place sur cette planète qu’à la maison pour affronter ce phénomène mondiale unique.

Nous ne pouvons pas prédire l’avenir, mais nous aimerions de tout coeur terminer ce grand périple. Nous espérons passer au travers de ce grand défi que vit l’humanité. Pour que bientôt, ces temps sombres ne deviennent qu’un triste souvenir lointain.

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