En voyant que le ciel gris verglaçant de hier avait viré au bleu, je me suis dit que c’est dans des matins comme celui-ci que mon privilège d’écrire sur le ski prend tout son sens. Investie par la mission d’aller voir pour VOUS comment ça se passe pour le damé un lendemain de pluie verglaçante, mes amis, j’ai fait fi de notre envie de chiller devant le feu en écoutant Elf collé-collé avec mes 2 minis et j’ai commencé à nous préparer. J’ai ensuite enchaîné les 2 pires erreurs de débutante suivantes:

1) j’ai terminé de m’habiller avant eux, au même moment où ma fille me sollicitait pour l’aider à mettre ses gears (bottes, lunettes, cagoule tombante dans les yeux et mitaines sous le collet des manches…) J’en profite pour souligner l’efficacité de l’isolant primaloft de ma couche Orage, le survêtement Phœnix. La température acquise pendant l’habillage m’a gardé au chaud et au sec pendant toute ma sortie!

Pendant ce temps, mon fils terminait d’enfiler son bas de combine… Misère!

2) j’ai pris pour acquis que le -5°C affiché par météo média était absolu. Ici aussi, je re-souligne l’efficacité de mon Phœnix! C’était pas chaud, dès qu’ils ont débarqué du camion, les enfants capotaient, le vent nous gelait le visage.

Dans le stationnement de la station, un placier nous dirigeait. Les 50 mètres qui nous séparaient de la billetterie étaient largement suffisants pour nous faire chuter skis par dessus tête! 2x plutôt qu’une pour les enfants.

Je commencais à trouver pas mal moins cool ma mission de vous parler de ski aujourd’hui!!!

Message à la station: Les lendemains de pluie, vous pourriez épandre un peu plus de sable dans le stationnement. Même Hansel & Gretel n’auraient pas retrouvé leur chemin tellement les grains étaient rares!

J’ai pris le temps de jaser au personnel du service à la clientèle pour prendre mon billet et les nouvelles de la station pour 2019. Essentiellement ça se résume à ceci: on a besoin de neige!

En attendant, tout repose sur lui:

C’est vrai, on veut de la neige et surtout pas besoin de pluie. Mais compte tenu des circonstances, les conditions à la surface des pistes sont franchement satisfaisantes. On est loin du type de surface à la “Red bull crashed ice” glacée grise de haut en bas.

C’est dur, c’est rapide, c’est angoissant pour les débutants, pour les parents. Il y a des chutes:

C’est ennuyant pour le grand frère qui cherche des jumps, des bords de piste mous… tout est durci!

Mais ça reste avant tout LA plussssss meilleure façon de jouer dehors, en famille, des heures durant!

Dès notre première run Sasha a pris trop de vitesse, ni ses petites cuisses ni sa mère n’ont pu la freiner… Au sol, elle me chicanait en me pointant du doigt (avec son bras qui lui restait- l’autre était disparu sous son corps!): tu n’as pas choisi la bonne montaaaaaagnnneeee!

Une chance que ses cuisses sont aussi fortes que son caractère, elle s’est relevée et a continué à skier!

Sur le versant de la remontée soleil, le vent est tombé vers midi. On commençait à ressentir un vrai -7° vers midi. Pas trop de monde sur les pistes ou aux remontées,

personne à la billetterie. Ça me laisse penser que les gens présents sont ceux qui ont un abonnement de saison.

J’aimerais tellement trouver les mots qui vous inciteront à sortir. Peut-être que le chemin pour vous rendre à votre auto, dans le tempo est glacé dur mais il n’en est rien d’aussi pire sur les pistes. Au contraire, c’est vraiment “correct”.

Les stations ont développé une expertise dans la chimie de la neige artificielle, les canons sont beaucoup plus performants qu’il y a 20-15-10 ans.

Pour ce qui est du Sommet Morin Heights, un peu plus d’une dizaine de pistes sont ouvertes. La remontée de la Rivière à Simon était fermée de jour mais son secteur demeure accessible par la remontée principale.

Malgré tous les petits caprices de Dame Nature, la station s’en tire bien et Sommet Morin Heights demeure dans mes choix de prédilection la fin de semaine. Même par grande période d’achalandage, elle demeure moins fréquentée que les autres sommets plus au sud!

Munis de collations et de bouteilles d’eau, nous sommes restés presque 4 heures dans le secteur de la remontée Soleil, Tour du Soleil et Normandin. Du gros bonheur, de la conciliance d’un grand frère qui a accepté de rouler léger pour que sa petite sœur puisse consolider ses apprentissages, de la persévérance pour Sasha et juste assez de vent pour écorner mon air de bœuf de mère dépassée que j’avais en arrivant!

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