Samedi matin, lorsque papa rentre de sa nuit au boulot, mon plus grand lui demande si on peut aller en ski ce soir. Moi ça m’arrange: journée relaxe et ça laisse le temps à la foule des cours du samedi d’arriver, de s’amuser et de repartir! Nous arrivons donc à la station vers 19 h. Le stationnement est à demi occupé. On trouve une place VIP face à la billetterie. La neige craque sous nos pas: Signe des temps frettes. -15 au mercure mais ressenti à -20. Le genre de frette sec qui pique les joues.

Tout le monde est habillé super chaudement. Duvet et multicouches synthétiques.

 

C’est mon truc avec les enfants. Quand on veut sortir en famille il faut que les enfants soient, au minimum, vêtus de vêtements aussi performants que ceux qu’on se paye. Sinon, on se ramasse à passer un moins beau moment qu’espérer, très souvent écourté.

Dès la première remontée, on entend les cares approchés. Ça gratte sur un méchant temps! On peut toutefois remarquer des traces en surface. Ça veut dire que le travail mécanique fait après le verglas a sauvé les meubles.

C’est dur, la base comme la surface, mais on réussit quand même à avoir un peu de mordant. Une chance puisqu’avant de partir et même dans la première remontée, Sasha m’a réitéré que je n’avais pas besoin de lui dire quoi faire. Pas besoin de lui dire de freiner ou de faire des virages, elle le sait. Elle m’entend lui dire dans sa tête… Des fois, elle filait à vive allure… Même quand elle m’entend dans sa tête, elle ignore mes consignes…. Sacrée frondeuse!

C’est toute elle cette photo:

Quand tout le monde descend, elle remonte. Quand tout le monde y va de face, elle y va de dos. Elle ne prend jamais un non pour une réponse…

Des fois je trouvais que ça y allait aux toasts, un peu trop à mon goût. Pas assez de virages pour ce type de conditions. Mais elle voulait rattraper les gars qui avaient pris de l’avance sur nous.

 

Je vous demande d’excuser le flou de mes 2 photos mais quand je vous dis que ça y allait, ça y allait!!

Un autre truc quand on ski avec les minis c’est de skier devant eux. Ça leur permet de nous voir skier, de voir les virages, de reproduire par imitation. C’est moins commode quand ils tombent mais du coup, chuter en solo, ça favorise l’autonomie pour se relever sans aide (parce qu’une fois plus bas dans la piste, je remonte rarement pour porter assistance. Ben oui, je suis ce genre de maman qui leur crie : Qu’est-ce qu’on fait quand on tombe? On se relève, on se secoue les mains et on repart!)

Ils apprennent vite à se relever, à positionner leurs skis dans le bon sens de la piste.

Nous sommes partis avec l’idée de faire environ 6 runs. Allez hop papa! Faut qu’on roule, c’est pas chaud pour nos pompes à eau!!

Nous avons roulé dans la Chamonix, Innsbruck, Squaw Valley, Cortina, Zermatt. Seuls les dénivelés changeaient. La surface demeurait la même; durcie mais sans plaque de glace. Nous sommes restés dans les pistes où la surface semblait belle vue des chaises.

L’embarquement se fait tout en douceur à la remontée principale grâce au tapis. Il n’y avait aucune attente.

Pour ce qui est du tapis magique, des petits et moins petits s’exerçaient dans le parcours.

Comme mentionné plus haut, la montagne a réussi un beau travail de resurfaçage après le redoux de jeudi. Mais même si ça semble mordre un peu, il faut redoubler de vigilance et surtout de prudence. La montagne peut nous surprendre et c’est là que surviennent les blessures. Lors de notre avant-dernière descente, nous avons vu 2 patrouilleurs qui intervenaient pour immobiliser un jeune skieur.

Parce que quand on tombe, on ne peut pas toujours se relever pour se secouer les mains et repartir…. Prompt rétablissement petit homme!