Bonjour les skieurs,

Ce week-end nous sommes dans une de nos stations favorites de l’Est, Sunday River. Nous ne nous y étions pas venus depuis avant la pandémie, et c’est avec plaisir et émerveillement que nous renouons avec cette incroyable station.

Sunday River, située à Newry dans l’état du Maine à un peu plus de trois heures de Montréal, c’est 8 sommets, 139 pistes et sous-bois, 6 parcs à neige, 19 remontées et 2 340’ de dénivellation. C’est tout un domaine, qui mérite définitivement le détour.

Cette belle journée de retrouvailles s’est déroulée en trois temps: ski sur pistes travaillées le matin, ski dans les sous-bois pleins de bosses en après-midi et surtout, big party au pied du White Cap en fin de journée pour fêter le Spring Fest qui se tient ce week-end, du 5 au 7 avril. Les gens d’ici ont le sens de la célébration du ski croyez-nous. Ça brasse, ça chante, ça danse et le party roule plein gaz depuis 11:00 ce matin.  La musique est dans le tapis pour rappeler que la neige, elle, ne sera pas éternelle et qu’il faudra se résigner à devoir attendre la prochaine bordée de décembre (ou janvier) prochain.

Nous partons donc du Grand Summit Hotel qui donne directement sur les pistes. L’objectif premier est de se rendre rapidement au sommet Jordan, premièrement pour refaire la Lollapalooza jusqu’au Slidders, mais aussi pour essayer le nouveau télésiège huit places dont on a tous entendu parler. C’est impressionnant… et tellement agréable. Il est même chauffé !

Avec la grosse tempête de jeudi, la neige est au rendez-vous. Même si le temps est gris, on sent bien toute l’énergie qui habite le cœur des skieurs qui semblent déjà planifier leur après-ski.

Donc après quelques descentes dans le secteur Jordan, c’est le grand retour vers le Barker Lodge en passant par la Kansas, la Lights Out et la Roadrunner jusqu’au party du White Cap que nous avons fait avec le sourire. En faisant cette grande traversée on prend conscience de l’immensité du domaine qui s’étend sur 5 kilomètres de large.

Sur le chemin vers Jordan en matinée, nous sommes passés par le Peak Lodge au sommet du North Peak, là où les festivités de lundi pour l’éclipse se dérouleront. On nous attend avec tout ce qu’il faut au bord du feu, dans une atmosphère digne des grandes stations européennes. Ce sera certainement magnifique pour admirer le spectacle et d’ici là, nous pouvons venir y manger et se réchauffer.

Après le dîner à notre chambre du Grand Summit Hotel, nous avons serré les skis de piste pour chausser les fats et attaquer les sous-bois du secteur Jordan. Avec les conditions qui deviennent de plus printanières, c’est le temps de s’ajuster et d’aller en profiter.

C’est donc dans la Blind Ambition, la Wizard’s Gulch, la Poppy Fields et la Celestial dans le secteur Aurora que nous nous sommes éclatés tout l’après-midi. Mais quel bonheur… Vous savez quand vous êtes tout humides dans votre manteau ? Eh bien c’était ça … mais tellement plaisant. De belles découvertes et surtout, des conditions de neige irréelles pour un 6 avril. Les dernier 14 pouces ont fait toute la différence. WoW !

C’est donc le cœur rempli de gratitude que nous sommes ensuite allés danser au son de la musique du groupe au bas de White Cap pour fêter le Spring Fest. Pas besoin d’en dire davantage, c’était tout un party.  Et disons-le, quoi de mieux qu’un bon band live pour faire décoller un party ? Le Matterhorn tout près a bien compris, ainsi que les organisateurs du Spring Fest au bas de White Cap. Y’a rien pour battre ça.
Et ça recommence demain !

Sunday River est une station à découvrir et à redécouvrir. Le domaine est vaste, les infrastructures sont impressionnantes et les gens y sont des plus accueillants.

Nous avons été saisis par les changements depuis notre dernière visite prépandémie, que ce soit le télésiège 6 personnes du Barker ou comme nous en avons parlé plus haut, le 8 personnes du Jordan. L’hôtel est toujours aussi plaisant avec ses suites avec cuisinettes et sa piscine extérieure chauffée au pied des pistes.

Demain nous serons sur les pistes tôt pour profiter du corduroy et nous devrions nous laisser tenter une autre fois par les sous-bois majestueux. La saison est loin d’être terminée, venez vite en profiter.

Un nom à retenir : Sunday River dans le Maine. C’est un rendez-vous.

Alors bon ski !

Hélène Racine et Philippe Laporte
Ski Média