Mais quelle belle journée !

Notre dernière journée à Sunday River s’est annoncée pour être inoubliable à partir du premier moment.

Le soleil est radieux, le ciel est immaculé, la température dépasse déjà le point de congélation à 8 heure et presque toutes les pistes sont ouvertes et … oui c’est bien ça, le soleil se couchera deux fois aujourd’hui.

Les jours de semaine, comme il y a moins de skieurs, les activités se concentrent surtout autour de la partie centrale de South Ridge. Même si presque toutes les pistes restent accessibles et ouvertes, certaines remontées ne fonctionnent pas et il faut tricoter un peu pour se rendre à certains endroits. Entre autres, comme la remontée Aurora n’est pas en opération, il faut prendre une petite navette gratuite pour passer de South Ridge au secteur Jordan. Vous pouvez skier pour revenir par ailleurs via le chemin habituel de Lights out.

Mais tout est parfait quand même, ne vous méprenez pas. Nous avons fait nos premières descentes dès l’ouverture des pistes à 9:00 sur du beau corduroy, justement dans le secteur South Ridge. C’est du ski de printemps à son meilleur. Presque seuls sur les pistes, nous enfilons les descentes rapidement en profitant des belles conditions et du soleil avant que la transformation de la neige s’opère.

Comme hier, on sent que la neige deviendra assez collante avant l’heure du dîner. Mais ce n’est pas très grave. Le temps est magnifique et nous ne pensons pas skier très tard. Nous avons quand même un rendez-vous céleste avec la lune à 15:30 et il faudra retourner à la maison éventuellement.

À cet effet, les activités s’organisent au Peak Lodge, à la sortie de la Chondola sur North Peak. La terrasse est déjà pleine d’astronomes amateurs venus pour admirer le spectacle qui vient et que nous attendons depuis si longtemps. Les scientifiques du musée sont certes sur place pour nous présenter une foule de documentation, mais aussi pour nous offrir gracieusement de belles lunettes protectrices à l’effigie de la station. Ils ont quand vu venir le coup … et se sont bien organisés. Comptez sur nous pour garder ce beau souvenir précieusement.

Un peu plus tard en matinée, afin de profiter d’un peu plus de fraîcheur et pour avoir une neige d’hiver, c’est dans la Sunday Punch que nous nous sommes éclatés. Cette pente se trouve dans le secteur Barker et reste une des très belles pistes de la station. Elle est large, pentue et bien enneigée. C’est l’endroit rêvé pour carver à haute vitesse et à grand rayon, ce que nous avons fait directement sous le regard dubitatif des passagers du Barker 6. Mais que c’était le fun !

Comme il faudra retourner à Montréal et que la route sera longue, surtout en devant passer à travers la zone de totalité où beaucoup de gens se seront massés, nous sommes partis le cœur un peu triste après quatre journées inoubliables, en se disant que nous allions arrêter en route pour admirer le spectacle qui est déjà en cours dans d’autres parties du globe.

À North Peak on se prépare aussi pour l’observation collective à laquelle nous avions prévu initialement de participer. On a même prévu arrêter les remontées quelque instants durant l’éclipse. Nos nouvelles amies de samedi nous y avaient donné rendez-vous, mais le destin en a voulu autrement. Il faut être un peu raisonnables si nous ne voulons pas arriver à la maison trop tard.

Alors tel que planifié, nous avons fait un petit tail gate sur le bord de la route 26, celle qui relie Sunday River à Colebrook à travers les parcs nationaux du Maine. C’est l’endroit idéal pour s’installer, en pleine zone de totalité, tout près de la nature qui devrait de son côté manifester son étonnamment au moment culminant de l’éclipse. Nous avons hâte de vivre tout ça…

C’est sur une dernière note renversante que nous avons mis un terme à notre escapade ski américaine 2024, soyez assurés que nous y reviendrons.

Le ski de printemps s’annonce vraiment incroyable. N’oubliez surtout pas Sunday River dans vos projets de destinations. Vous ne le regretterez pas, croyez-nous.

Bon ski pour les quelques journées restantes,

 

Hélène Racine et Philippe Laporte

Ski Média